SICO Vague 1.10
La désinformation, la fatigue pandémique, les rassemblements pour les fêtes et la vaccination
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la dixième vague de la recherche. 2 125 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 16 et le 22 décembre 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
Regard sur la pandémie : Beaucoup plus de répondants ont déclaré que « Le pire de la crise est en train de se produire » durant les vagues 9 et 10 que dans les vagues 5 à 8. Les répondants âgés de 55 ans et plus sont plus enclins à penser que « Le pire de la crise est encore à venir » (40 %), par rapport à ceux âgés de 18 à 34 ans (24 %).
Sources d’information : La confiance dans les sources d’information gouvernementales a atteint les niveaux les plus élevés au début de la pandémie. Les niveaux de confiance ont graduellement diminué par la suite, mais demeurent relativement stables depuis l’été. Il y a eu une légère augmentation de la confiance dans certaines sources d’information entre les vagues 9 et 10.
Le respect des principaux comportements de protection : La vague 10 de l’étude comprenait de nouvelles questions liées à la lassitude face à la pandémie. Le respect des principaux gestes barrières demeure élevé, et le lavage fréquent des mains, la distanciation sociale et le port du masque n’est pas source de lassitude pour de nombreux répondants.
Santé mentale et bien-être : Au cours de la vague 10, on a observé le plus grand nombre de répondants déclarer se sentir déprimés (15 %), seuls (16 %), anxieux (17 %) la plupart du temps ou tout le temps depuis que ces éléments ont été intégrés dans la vague 3 de l’étude. La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale.
La confiance à l’égard des vaccins : Les questions posées dans le cadre de la vague 10 de l’étude portaient sur l’intention des répondants de se faire vacciner et abordent différents angles pour mieux comprendre la réticence et ses raisons. Sur une échelle de sept points, allant de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord », on a demandé aux répondants s’ils accepteraient de recevoir un vaccin sûr s’il leur était proposé et recommandé. 65 % étaient d’accord ou tout à fait d’accord pour se faire vacciner (soit une légère hausse par rapport aux 61 % à la vague 9, mais la tendance est à la baisse entre les vagues au fil du temps).
Le retour à la normale : Bien que l’arrivée d’un vaccin approuvé contre la COVID-19 ait été accueillie avec optimisme par les médias, la plupart des répondants ne s’attendent pas à un retour à la normale dans l’immédiat. Interrogés sur la probabilité de reprendre leur vie d’avant la pandémie, seule une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils participent à un grand rassemblement à l’intérieur (22 %), prennent l’avion (14 %) ou se rendent aux États-Unis (9 %) l’année prochaine. De plus, seulement 19 % des répondants sont d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que d’ici l’été 2021, ils pourront voyager et mener la même vie sociale qu’avant la pandémie de COVID 19 (57 % hésitent).
Intentions de voyage et mesures à la frontière : Une majorité de répondants déclarent vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (86 %) et à l’étranger (84 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Lorsqu’on demande aux répondants d’évaluer leur degré d’acceptation d’une augmentation des mouvements de passagers avec certains pays, cette acceptation est, dans l’ensemble, faible. Toutefois, les répondants appréhendent légèrement moins les arrivées en provenance de pays où le nombre de cas de COVID-19 est moins élevé.
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Considérations
Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude de Surveillance instantanée COVID-19 (SICO), il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte de données, qui peut ou non avoir influé sur les réponses des participants à l’enquête.
Pendant la période de collecte des données de la vague 10 (du 16 au 22 décembre 2020) :
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Les cas de COVID-19 étaient en hausse dans la plupart des provinces et des territoires. Le nombre total de cas de COVID-19 à l’échelle du Canada, au 16 décembre, s’élevait à 481 630 (dont 6 416 nouveaux cas).
- La Colombie-Britannique a signalé 640 nouveaux cas et un total de 11 035 cas actifs, soit 12,6 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- L’Alberta a signalé 1 270 nouveaux cas et un total de 20 169 cas actifs, soit 29,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- La Saskatchewan a signalé 168 nouveaux cas et un total de 4 213 cas actifs, soit 13,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- Le Manitoba a signalé 291 nouveaux cas et un total de 5 797 cas actifs, soit 21,2 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- L’Ontario a signalé 2 139 nouveaux cas pour un total de 17 084 cas actifs, soit 14,7 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- Le Québec a signalé 1 897 nouveaux cas pour un total de 17 084 cas actifs, soit 22,4 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
- La Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ont signalé un nombre de cas nul ou très faible.
- Dans de nombreux pays, on a constaté une augmentation du nombre de cas, ainsi qu’un retour à des mesures de confinement modifiées dans certains pays (par exemple, en Europe occidentale et au Royaume-Uni).
- Le vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 a été approuvé par le Canada et les premiers vaccins ont été administrés. L’utilisation du vaccin Moderna n’a pas encore été approuvée au Canada, mais des rapports sur son efficacité ont largement circulé.
- La couverture médiatique généralisée du variant britannique de la COVID-19 a commencé pendant la période de collecte de données (vers le 19 décembre), et le gouvernement a interrompu les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni.
Sur cette page, les répondants de l’enquête peuvent être désignés par le terme « Canadiens » ou d’autres généralisations sémantiques. Le but de cette désignation est uniquement de simplifier la lecture et ne signifie pas que nous approuvons ou supposons que les estimations peuvent être extrapolées au-delà de l’échantillon.
Regard sur la pandémie
Beaucoup plus de répondants ont déclaré que « Le pire de la crise est en train de se produire » durant les vagues 9 et 10 que dans les vagues 5 à 8. Les répondants âgés de 55 ans et plus sont plus enclins à penser que « Le pire de la crise est encore à venir » (40 %), par rapport à ceux âgés de 18 à 34 ans (24 %).
Au cours des vagues 1 à 7, on a constaté une baisse progressive de la proportion de Canadiens qui estiment que la COVID 19 « se propage rapidement » (vague 1 : 56 %, vague 7 : 31 %). Toutefois, la proportion de Canadiens qui croient que la COVID-19 « se propage rapidement» est en hausse depuis la vague 8, passant à 55 % durant la vague 10, soit le deuxième pic le plus élevé depuis la vague 1. Depuis le début de la crise, comparativement aux répondants des autres provinces et des territoires, un nombre plus élevé de répondants du Québec déclarent que la COVID-19 semble « se propager rapidement ». Durant la vague 10, 62 % des Québécois croient que la COVID-19 « se propage rapidement », contre 39 % des répondants des provinces de l’Atlantique.
L’étude de la vague 10 comprenait une nouvelle série de questions portant sur la perception des répondants du risque de s’adonner à certaines activités. Dans l’ensemble, la plupart des répondants ont une perception exacte des risques d’attraper ou de transmettre la COVID-19 dans divers milieux. Les répondants croient qu’il est fort probable qu’ils attrapent ou transmettent la COVID-19 dans des lieux publics ou lors de grands rassemblements (p. ex., boîtes de nuit, grands rassemblements à l’intérieur, avions, salles de restaurant intérieures). Les répondants croient qu’il est moins probable qu’ils attrapent ou transmettent la COVID-19 lors de rendez-vous ou de rassemblements en petits groupes (p. ex., cabinets de médecins, visites sociales individuelles).
Sources d’information et confiance
La confiance dans les sources d’information gouvernementales a atteint les niveaux les plus élevés au début de la pandémie. Les niveaux de confiance ont graduellement diminué par la suite, mais demeurent relativement stables depuis l’été. Il y a eu une légère augmentation de la confiance dans certaines sources d’information entre les vagues 9 et 10. Au fil du temps, les répondants âgés de 55 ans et plus indiquent invariablement un niveau de confiance des plus élevés dans la plupart des sources gouvernementales; cette confiance varie selon la province ou le territoire. En ce qui concerne la vague 10, le niveau de confiance à l’échelle provinciale et territoriale continue d’être généralement le plus élevé en Colombie-Britannique et au Yukon.
Il y a 42 % des répondants qui sont d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que les recommandations du gouvernement fédéral en matière de santé publique sont claires et faciles à comprendre. Les répondants vivant au Manitoba, en Saskatchewan et au Nunavut (37 %) et en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest (38 %) sont les moins enclins à être d’accord ou tout à fait d’accord avec cet énoncé. Les répondants de la Colombie-Britannique et du Yukon (46 %) et des provinces de l’Atlantique (51 %) sont les plus enclins à être d’accord ou tout à fait d’accord.
Il y a 40 % des répondants qui sont d’accord ou tout à fait d’accord avec le fait que les recommandations en matière de santé publique du gouvernement provincial/territorial sont claires et faciles à comprendre (en baisse par rapport aux 47 % de la vague 9). Les répondants vivant en Ontario (36 %), en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest (36 %), ainsi qu’au Manitoba, en Saskatchewan et au Nunavut (34 %) sont les moins enclins à être d’accord. Les répondants de la Colombie-Britannique et du Yukon (48 %) et des provinces de l’Atlantique (47 %) sont les plus enclins à être d’accord ou tout à fait d’accord.
Dans la vague 10 de l’étude, on a demandé aux répondants d’indiquer la mesure dans laquelle ils croyaient à l’exactitude des « informations fallacieuses » données dans le questionnaire. Les réponses indiquent que certains répondants sont enclins à croire aux fausses informations, en particulier les hommes et les jeunes. Par exemple, 15 % des répondants étaient d’avis que l’énoncé suivant était « probablement vrai » ou « assurément vrai » : « L’utilisation prolongée de masques peut nuire à la santé, comme causer une intoxication au CO2 et un manque d’oxygène. » 20 % des hommes âgés de 18 à 34 ans croyaient que cet énoncé était « probablement vrai » ou « assurément vrai ». 79 % des répondants ont déclaré être tombés sur des informations fallacieuses sur la COVID-19 parfois (55 %) ou toujours (24 %) au cours des quatre semaines précédentes. Les médias sociaux ont été cités comme la principale source de désinformation relative à la COVID-19.
Le respect des principaux comportements de protection
La vague 10 de l’étude comprenait de nouvelles questions liées à la lassitude face à la pandémie. Le respect des principaux gestes barrières demeure élevé, et le lavage fréquent des mains, la distanciation sociale et le port du masque n’est pas source de lassitude pour de nombreux répondants. En revanche, la plupart des répondants (80 %) déclarent être las ou un peu las d’avoir à éviter de rencontrer leurs êtres chers. 30 % des répondants déclarent pouvoir continuer de respecter l’interdiction de se réunir avec leurs êtres chers pendant 12 autres mois ou plus. 73 % déclarent pouvoir continuer à se laver fréquemment les mains et 58 % à garder leurs distances des autres et à porter un masque pendant plus de 12 mois.
Santé mentale et bien-être
Au cours de la vague 10, on a observé le plus grand nombre de répondants déclarer se sentir déprimés (15 %), seuls (16 %), anxieux (17 %) la plupart du temps ou tout le temps depuis que ces éléments ont été intégrés dans la vague 3 de l’étude. La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale. En effet, les jeunes signalent des niveaux plus élevés de solitude (23 % ont déclaré se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, contre 16 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 12 % des répondants âgés de 55 ans et plus) et de dépression (21 % ont déclaré se sentir déprimés la plupart du temps ou tout le temps, contre 14 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 10 % des répondants âgés de 55 ans et plus). En outre, ce sont les jeunes qui vivent le plus de tensions dans leurs relations avec les autres membres du ménage.
La confiance à l’égard des vaccins
Les questions posées dans le cadre de la vague 10 de l’étude portaient sur l’intention des répondants de se faire vacciner et abordent différents angles pour mieux comprendre la réticence et ses raisons. Sur une échelle de sept points, allant de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord », on a demandé aux répondants s’ils accepteraient de recevoir un vaccin sûr s’il leur était proposé et recommandé. 65 % étaient d’accord ou tout à fait d’accord pour se faire vacciner (soit une légère hausse par rapport aux 61 % à la vague 9, mais la tendance est à la baisse entre les vagues au fil du temps).
On a également posé une question catégorique aux répondants : « Si un vaccin contre la COVID-19 vous était proposé, vous feriez-vous vacciner ou pas? », les réponses proposées étant les suivantes : « Oui, je me ferais vacciner contre la COVID-19 dès que possible »; « Oui, je finirais par me faire vacciner contre la COVID-19, mais j’aimerais attendre un peu »; « Non, je ne me ferais pas vacciner contre la COVID-19 »; et « Pas certain(e) ». Lorsque l’option de reporter cette décision a été introduite dans cette question, 49 % des répondants ont indiqué qu’ils se feraient vacciner immédiatement (contre 43 % à la vague 9), et 31 % ont dit qu’ils aimeraient attendre avant de se faire vacciner. Dans une question de suivi posée uniquement aux répondants ayant déclaré leur intention d’attendre, la plupart ont dit qu’ils voulaient attendre un mois ou deux (32 %) ou plusieurs mois (42 % – contre 27 % durant la vague 9).
Compte tenu du nombre de répondants qui ont déclaré ne pas souhaiter se faire vacciner, la vague 10 de l’étude a proposé des scénarios hypothétiques pour déterminer quelles mesures, s’il en est, pourraient inciter les répondants à se faire vacciner contre la COVID-19. 58 % des répondants ont indiqué qu’être rassurés quant au risque d’exposition à la COVID 19 lorsqu’ils se déplaceront pour recevoir le vaccin les ferait davantage pencher en faveur d’une vaccination immédiate, ainsi que disposer d’un système de réservation pratique (56 %) et de vaccination dans un endroit pratique (52 %).
Ces mesures sont plus efficaces pour augmenter la probabilité de vaccination pour les personnes qui ont déjà l’intention de se faire vacciner dans l’immédiat, et le sont moins pour les personnes qui veulent attendre ou qui ne sont pas certaines. Les répondants qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner signalent que ces mesures augmenteraient très faiblement leur probabilité d’être vaccinés et, dans bien des cas, ils déclarent que ces mesures les rendraient moins enclins à se faire vacciner.
Le retour à la normale
Bien que l’arrivée d’un vaccin approuvé contre la COVID-19 ait été accueillie avec optimisme par les médias, la plupart des répondants ne s’attendent pas à un retour à la normale dans l’immédiat. Interrogés sur la probabilité de reprendre leur vie d’avant la pandémie, seule une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils participent à un grand rassemblement à l’intérieur (22 %), prennent l’avion (14 %) ou se rendent aux États-Unis (9 %) l’année prochaine. De plus, seulement 19 % des répondants sont d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que d’ici l’été 2021, ils pourront voyager et mener la même vie sociale qu’avant la pandémie de COVID 19 (57 % hésitent).
Intentions de voyage et mesures à la frontière
Une majorité de répondants déclarent vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (86 %) et à l’étranger (84 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Lorsqu’on demande aux répondants d’évaluer leur degré d’acceptation d’une augmentation des mouvements de passagers avec certains pays, cette acceptation est, dans l’ensemble, faible. Toutefois, les répondants appréhendent légèrement moins les arrivées en provenance de pays où le nombre de cas de COVID-19 est moins élevé. Par exemple, 15 % des répondants acceptent l’idée d’augmenter les mouvements de passagers avec l’Australie, et 9 % acceptent l’idée d’augmenter les mouvements de passagers avec la Corée du Sud et le Japon. De plus, les répondants acceptent un peu plus facilement l’idée d’autoriser un plus grand nombre de voyages à des fins d’études et d’affaires plutôt que pour des motifs personnels (c.-à-d., visite à la famille et aux amis, tourisme). Les répondants les plus favorables à la suppression des restrictions de voyage entre les États-Unis et le Canada et à l’étranger ont plus tendance à croire que la COVID-19 est exagérée, à respecter moins souvent les gestes barrières recommandés et à avoir des intentions de vaccination contre la COVID-19 plus faibles.